petitboutdefemme

Stand by

In Uncategorized on 14 janvier 2010 at 12 12 40 0140

Non ce forum n’est pas mort. Oui je continue à lire. Mais malheureusement ça n’est pas du loisir ;-)

Donc, à part si des mots tels que le green IT, l’éco-conception, l’économie circulaire tout ça, tout ça vous mettent l’eau à la bouche, il n’y aura pas d’articles avant un moment. Je vous rassure je m’attelle tout de même à Anna Karénine de Tolstoi dès que je peux ;-)

Je l’aimais – Anna Gavalda

In Je l'aimais - Anna Gavalda on 10 novembre 2009 at 1 01 55 1155


Présentation de l’éditeur

Parce que sa belle-fille est malheureuse, Pierre Dippel, soixante-cinq ans, décide de l’emmener à la campagne.
Parce qu’elle ne se nourrit plus, il décide de faire la cuisine. Parce qu’elle n’arrête pas de pleurer, il va chercher du bon vin à la cave. Et malgré tout ça, malgré le bordeaux et le bœuf carottes, elle continue de gémir, il décide d’aller se coucher. Et puis finalement, non. Il revient. Il s’asseoit à côté d’elle et se met à parler. Pour la première fois, il parle. De lui. De sa vie. Ou plutôt de ce qu’il n’a pas vécu. Cette histoire est donc la confession d’un homme dans une cuisine. ça n’a l’air de rien et pourtant, comme toujours avec Gavalda, tout est dit. Tout est là. Nos doutes, notre ironie et notre tendresse, le tapage de nos souvenirs et  » la vie comme elle va « …

Mon petit bout d’avis
Battage médiatique autour du film, j’ai voulu avant de filer au cinéma lire le livre. Chloé est abandonnée par son compagnon. Contre toute attente, c’est son beau-père, qui l’accompagne dans cette épreuve difficile. Deux êtres qui se côtoient depuis des années déjà mais qui ne sont jamais « rencontrés ». Le roman prend alors une dimension toute particulière : cet homme, ce beau-père calme, silencieux, la tête sur les épaules, ce genre d’homme qui ne parle jamais, qu’on pense inatteignable, baisse les armes et se confie à sa belle-fille. Anna Gavalda nous dépeint alors les secrets et blessures que peut avoir un homme, le coeur blessé derrière l’armure et la froideur, la passion derrière la raison. Elle raconte avec brio ses forces et ses faiblesses, ses doutes et ses choix, ses regrets et ses convictions et nous dévoile lentement, délicatement, son histoire d’amour…
C’est un livre qui touche vraiment par son humanité,  pourtant sur un sujet cent fois ressassé : la rupture amoureuse. La lecture du livre ayant été différé de quelques mois je n’ai pu le voir au cinéma. J’ai tout de même regardé l’adaptation cinématographique juste après ma lecture du livre : le film ne dépeint pas aussi bien toute cette atmosphère et cette relation entre Chloé et son beau-père… Je vous dirais donc à votre bouquin plutôt qu’à votre DVD…

L’élégance du hérisson – Muriel Barbery

In L'élégance du hérisson - Muriel Barbery on 20 octobre 2009 at 14 02 21 1021


Présentation de l’éditeur

« Je m’appelle Renée, j’ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j’ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l’image que l’on se fait des concierges qu’il ne viendrait à l’idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants. Je m’appelle Paloma, j’ai douze ans, j’habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c’est le bocal à poissons, la vacuité et l’ineptie de l’existence adulte. Comment est-ce que je le sais? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C’est pour ça que j’ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai. « 

Mon petit bout d’avis
Un point de départ de livre qui réside essentiellement sur une imposture : on nous dépeins une concierge « intelligente et cultivée » qui se fait passer pour une inculte au sein de sa mini société – celle de son immeuble – pour mieux coller à l’image type de la concierge. Ce genre de situation amène souvent à un livre drôle et cocasse, ici, ça n’est pas le cas.
A travers les pensées et discussions de nos deux personnages, l’auteur nous amène sur des réflexions philosophiques et littéraires. Le fil rouge du livre se situerait à mon sens dans le célèbre proverbe « l’habit ne fait pas le moine ». Une concierge que tout le monde trouve « ordinaire » peut se révéler être une femme raffinée. Une petite fille que l’on sent originale peut être mal dans son univers et  au bord du suicide.
On navigue alors dans cette ambiance pour découvrir au fur et à mesure des personnages. L’auteur nous tient en haleine sur les raisons pour lesquelles notre concierge reste prisonnière de son origine sociale et puis, on l’apprend. Un prétexte, un chapitre aux allures pittoresques, une déception, une incompréhension, un « suspense » tenu qui retombe tel un soufflé.  L’histoire continue : foisonnement de clichés et de propos philosophiques, de rendez-vous entre personnages ;  arrive la fin rapide, déroutante, décevante.
J’ai tour à tour bien apprécié et été ennuyée par ce livre.  Quelques heures de plaisir stylistique pour un fond d’histoire pour le moins bancal…